Les communicants du ministère de l’économie et des finances ont choisi d’être accompagnés par Silicon Sentier pour organiser un BarCamp le 27 mars dernier.
Ce mode de travail inédit pour une institution devait permettre d’interroger collectivement la légitimité et l’efficacité d’une communication publique d’e-influence.
La communication publique, à ne pas confondre avec la communication électorale ou politique, vise à diffuser des informations neutres, d’intérêt général, issues des pouvoirs et services publics.
Comment appréhender cette définition lorsqu’il s’agit d’une communication, que le citoyen, devenu internaute, peut désormais relayer, questionner voire vilipender grâce aux nombreux outils et sites Internet qui fleurissent sur la toile ?
L’e-influence intéresse légitimement les institutions.
Mais quelle latitude ont leurs communicants ? Quel est son bien-fondé ? Comment mesurer son efficacité ?
Défricher ces questions est une tâche délicate.
Les communicants du ministère de l’économie et des finances ont choisi de faire appel à l’expertise de Silicon Sentier sur l’organisation de BarCamps le 27 mars dernier pour y parvenir.
Pour distiller une telle problématique et en extraire des idées fondatrices, le BarCamp, qui se définit comme “une rencontre, une non-conférence ouverte qui prend la forme d’ateliers-événements participatifs” s’avère être une méthode de travail très efficace.
Cette rencontre en dehors des ministères avait un caractère inédit par le choix du format, le BarCamp, mais aussi par les profils qui étaient conviés à prendre part à la réflexion.
L’Institut National de la Géographie, le Ministère de la Défense, le Ministère du travail ou la Banque de France étaient représentés. Au total, une cinquantaine de personnes se sont réunies parmi lesquelles des communicants d’institutions, des professionnels d’agences de communication et de cabinets de conseil.
Les communicants institutionnels, venus éprouver les frontières de la neutralité administrative, n’ont pu que se réjouir de la richesse des ateliers proposés par les participants eux-mêmes, dans les règles d’un vrai BarCamp. Du rôle d’ambassadeur que peut jouer le fonctionnaire, à la validation des messages, en passant par les indicateurs et le web participatif : pas moins de 10 ateliers se sont formés autour de la question de l’influence en ligne.
À l’issue d’un après-midi dense, les organisateurs ont sans doute récolté quelques réponses et surtout beaucoup de questions.
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Amélia
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